mercredi 13 septembre 2017

Nous sommes arrivés sur terre il y a 5.000 ans

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Victor Ginsburgh

Je suis un fervent lecteur d’un site web intitulé “Quora Quest” sur lequel n’importe qui peut poser des questions et n’importe qui peut répondre, mais ce sont généralement des scientifiques, parce que les questions le sont souvent. Je donne comme exemple les questions posées et auxquelles il y avait des réponses le 24 juillet 2017 :

Est-ce que la Rome antique était aussi grande que la montrent les films ?
Pourquoi les particules ont-elles une charge ?
Quelles sont les cinq choses que peut faire quotidiennement un individu pour être heureux ?
Pourquoi les électrons ne se crashent-ils pas dans le noyau ?
Quel genre de livres Warren Buffet lit-il ?
Quelle suggestion auriez-vous pu vous faire il y a dix ans ?
Quelles raisons peut-on invoquer pour suggérer que l’intelligence est répartie de façon égalitaire dans le monde ?

Mais la plus jolie de ce jour-là était la suivante :

Selon la Bible, l’humain est apparu sur terre il y a quelque 5.000 ans, ce qui me semble correct. En quoi n’ai-je pas raison ?

Robotisation et fiscalité

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Pierre Pestieau

Beaucoup s’inquiètent de l’arrivée massive des robots dans nos économies. La principale crainte concerne l’emploi. De nombreuses Cassandre annoncent des pertes d’emploi massives et partant un chômage structurel sans précédent. D’autres appréhendent une société où le robot prendrait le contrôle de notre vie à la manière de Hal (Carl dans la version française), l’ordinateur de bord dans le chef d’œuvre de Stanley Kubrick, 2001, l'Odyssée de l'espace. Une autre source d’appréhension touche à la réduction des assiettes fiscales traditionnelles à commencer par la masse salariale qu’il serait difficile de compenser par une taxation des robots. C’est à cette crainte que je voudrais consacrer ce blog.

jeudi 7 septembre 2017

Mondialisation et populisme

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Pierre Pestieau

Dans un récent article (1), l’économiste américain Dani Rodrik étudie l’émergence des mouvements populistes en Europe et en Amérique. L’argument central de son article est que la mondialisation dans son stade avancé se prête à une réaction populiste, lequel peut prendre différentes formes selon les fractures sociales que les politiciens peuvent utiliser en exploitant les courants anti-establishment. Par stade avancé de la globalisation, qu’il appelle hypermondialisation, il veut dire que les gains d’efficacité ne réussissent pas à compenser les pertes redistributives. On trouvera du populisme de gauche là où l’impact de la globalisation se manifeste dans les domaines de la finance, du commerce et de l’investissement international. En revanche, le populisme de droite apparaîtra là où la globalisation se traduit  par de l’immigration et particulièrement l’afflux de réfugiés.

Un pied de nez aux murs

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Victor Ginsburgh

Bosco Sodi, un artiste d’origine mexicaine, a obtenu l’autorisation de construire un mur de briques rouges dans le Washington Park, à New York City. La construction de ce mur sera entamée bien avant celui que Donald Trump se propose de construire le long de la frontière mexicaine, puisque les premières briques seront posées ce 7 septembre 2017, c’est-à-dire  aujourd’hui. Il sera moins long, pas plus de dix mètres et sera aussi moins éternel que le mur de Trump, pour autant qu’il arrive à ses fins.

L’œuvre intitulée Muro est la première œuvre publique et politique de l’artiste et pour qu’elle soit plus politique qu’artistique, il préfère qu’elle ne vive pas trop longtemps, sans quoi elle pourrait devenir une œuvre d’art. Muro pourra donc être démonté brique par brique durant la nuit du 7 au 8 septembre par les visiteurs qui, s’ils le désirent, pourront emporter une des 1600 briques signées dont le mur sera constitué. Le maire de New York a promis de venir chercher sa brique.

lundi 4 septembre 2017

Un message dans une bouteille

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Victor Ginsburgh

Commençons par une bien jolie histoire.

C’est le Jerusalem Post du 21 août 2017 qui la rapporte. La dépêche vient de Gaza et raconte la prise surprenante durant l’été du pêcheur palestinien Jihad al-Soltan : un message dans une bouteille trouvée dans ses filets au large de Gaza.

La bouteille avait fait son petit chemin de près de 800 Km dans la Méditerranée. Elle provenait de l’île grecque de Rhodes où elle avait été mise à l’eau par un couple de vacanciers britanniques en juillet.

Le message mentionne l’adresse email des expéditeurs Beth et Zac : “Nous sommes actuellement en vacances à Rhodes et aimerions savoir jusqu’où ira cette bouteille, même si elle s’échoue simplement sur une plage voisine.”

Le pêcheur gazaoui a fait part de sa découverte à Beth et Zac, qui lui ont répondu : “Hello, merci d’avoir trouvé la bouteille. Nous vous envoyons des fleurs magiques”.

Amour et longévité

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Pierre Pestieau

Dans mon enfance, il arrivait souvent que le dimanche au sortir de la messe, ma grand-mère et dans une moindre mesure, mes parents fassent des réflexions sur les mariages qui se préparaient. Les commentaires sur les jeunes femmes portaient sur leur beauté mais aussi sur la largeur de leur bassin, gage de naissances nombreuses et faciles. Pour les garçons on parlait plutôt de leur métier mais aussi de leur éventuel penchant pour la boisson. Autre thème favori, les éventuelles tares familiales.

Il y a quelques 25 ans, j’assistais à un séminaire donné par un économiste de qualité. Il nous présentait un modèle de mariage. Pour les femmes, ce qui comptait, c’était leur capacité de « faire » des enfants et pour les hommes, c’était leur capacité de faire de l’argent. C’était là deux caractéristiques que l’on ne découvrait qu’avec du temps, la première plus rapidement que la seconde. A la suite d’un petit exemple numérique, il concluait que l’âge optimal du mariage était de 27 ans pour les hommes et de 24 pour les femmes. J’en éprouvais une grande satisfaction puisque c’étaient les âges que ma femme et moi avions lorsque nous nous sommes mariés.